Archives de catégorie : Productions plurilingues

L’idée de progrès dans nos oreilles : le gramophone

Au programme du baccalauréat pour les langues vivantes : l’idée de progrès.

En Italien, Mme Marchi a eu la très belle idée d’étudier l’évolution des modalités de diffusion de la musique.

A la découverte d’un objet du XXe siècle, bien loin des lecteurs mp3 : le gramophone ! C’est M. Filiz, musicien professionnel, qui a fait le déplacement pour dépoussiérer cet étrange appareil, révolutionnaire en son temps, car il permettait pour la première fois de pouvoir écouter de la musique chez soi … sans inviter tout un orchestre.

Quelques unes    de ses caractéristiques :

  • la tête ne peut être utilisée que deux fois, il faut la changer ensuite ;
  • l’enregistrement demande aux musiciens de jouer dans une atmosphère chaude (entre 38 et 40 degrés !) pour que la matière du vinyle puisse imprimer la musique ;
  • les interprètes doivent jouer tout près d’un cône qui recueille les ondes ;
  • le disque lui-même est très fragile et ne peut contenir qu’un seul morceau.

Il suffit de se pencher sur les instruments numériques pour percevoir sans nul doute, « l’idée de progrès ».

Un beau voyage dans le passé, grâce aux explications précises et passionnées de M. Filiz qui a su capter l’attention de tous. Merci à lui !

Boy Overboard : bande annonce !

En cours d’Anglais, les élèves de 4e ont lu et étudié un livre : Boy Overboard, de Morris Gleitzman. Un roman que l’auteur lui-même présente ici.

Il s’agit d’une histoire pleine d’espoir : Jamal et Bibi, deux enfants d’Afghanistan partent vivre en Australie.

Leur enseignante Mme Mejia leur a demandé de réaliser une bande annonce pour cet ouvrage !

Choisir des images, inventer un texte, réaliser le montage… Le tout pour présenter l’ouvrage et surtout donner envie de le lire !

Voici la réalisation fort réussie de Maria :

Certains ont également réalisé l’illustration d’une scène particulièrement frappante du roman : les enfants jouent à côté d’un tank, et trouvent une mine…

Orateurs en herbe

Dans le cadre de l’étude de l’argumentation en français, les 3e blanc se sont essayés à un petit atelier d’éloquence !

Le dispositif : s’essayer à l’éloquence

En amont, une définition en cours de ce que les professionnels de l’éloquence appellent l’action. Car pour prononcer un discours de façon persuasive, la maîtrise du verbe et la qualité des arguments ne suffisent pas ; le bon orateur est celui qui incarne son discours : par son corps, ses gestes, son ton de voix et même la façon de diriger son regard… Et ce n’est pas si facile, surtout quand on a été jusqu’alors peu habitué à le faire…

A la maison, les élèves ont écrit un bref discours sur une cause de leur choix.

En classe, ils se sont lancés pour le prononcer devant leurs camarades avec le plus de conviction possible.

Extraits : engagement scolaire et citoyen !

Voici un échantillon d’extraits des discours de :

  • Maya contre le harcèlement ;
  • Marco pour plus de sport à l’école ;
  • Samuele pour la voiture électrique ;
  • Ginevra contre la pollution des mers ;
  • François pour le retour d’un terrain de foot à l’école ;
  • Guia pour le recyclage ;
  • Yannick contre l’hypocrisie ;
  • Camilla contre la pollution des mers ;
  • Annalisa contre le tabac ;
  • Benedetta contre la pollution.

Le printemps des poètes au lycée Victor Hugo

En ce tout début de printemps et comme tous les ans, la poésie est à l’honneur au lycée Victor Hugo, grâce à l’opération « le printemps des poètes » .

En voici ci-contre l’affiche, signée par le grand dessinateur Enki Bilal.

Les élèves et leurs professeurs ont contribué à l’opération, en multipliant les activités autour du genre poétique. Sur ce blog, trois autres productions qui s’ajoutent à l’émission spéciale « poésies plurilingues » de la webradio : à écouter et à lire !

Une nouvelle émission poétique de la webradio

L’équipe de la webradio propose tout d’abord quelques poèmes à écouter. Au micro, les élèves de CM1 qui interprètent un poème sur l’école, puis un autre sur le printemps :

  • « Cosa hai fatto a scuola » de Janna Carioli – par Giulio et Olimpia ;
  • « Ventuno marzo » de Gianni Rodari – par Bianca et Alexander.
Création poétique collective

Avec Mme Chabanet, les élèves de CE2 ont signé un texte original sur le thème annuel de la beauté : sous forme de recette !

     Panneaux poétiques !

Ce sont les classes de 6e et de 5e qui ont élaboré en italien deux très beaux panneaux poétiques, à consulter dans les couloirs de l’établissement, à partir du même thème annuel de la beauté, ce qui n’a pas manqué d’inspirer les écrivains en herbe !

Dans cette réalisation, les poèmes originaux sont aussi mis en page et illustrés par leurs jeunes auteurs.

 

Émission spéciale : poésies plurilingues

Webradio, émission spéciale !

Le printemps des poètes est imminent ; cette opération, qui fête cette année ses 20 ans d’existence avec pour thème « la beauté », propose de mettre à l’honneur la poésie pendant le mois de mars, notamment dans les établissements scolaires.

L’équipe de la Webradio, chapeautée par Mme Marchi, a eu l’ambitieuse idée de réunir pour cette émission :

 

  • des lectures de poèmes dans toutes les langues enseignées dans notre établissement : français, italien, anglais, espagnol, allemand et chinois !
  • par des élèves de tous âges, de la primaire à la Terminale,
  • les productions originales des élèves se mêlant à des textes d’auteur.

N.B. les accoutrements surprenants sur les photos n’ont rien à voir avec la lecture des poèmes – l’enregistrement a eu lieu le jour du carnaval de l’école !

Si vous désirez relire en ligne certains poèmes d’auteur, voici les liens :

 

Ce dernier texte est dédié à la femme de Goethe. Le poète fait la découverte d’une très belle fleur. Au lieu de la cueillir, il préfère en extraire les racines et la replanter chez lui ; superbe parabole amoureuse !

Quant au poème chinois, il s’agit de « Pensées nocturnes » de Li Bai. C’est un poème dédié à la lune ; en Chine une fête lui est dédiée à la mi-automne, quand elle est la plus pleine et la plus brillante. A cette occasion, les familles se réunissent et mangent des  gâteaux de lune ou « moon-cakes ». Traditionnellement, ceux qui ne peuvent être auprès de leurs proches cette nuit-là regardent la lune et pensent à leur famille.  

Notre élève sinophone, George, propose du poème la traduction suivante :

Pensées Nocturnes

Un rayon de lune devant mon lit

Comme si le givre rendait la terre blanchie

Je lève ma tête et voit l’astre briller

Je la baisse et c’est vers ma terre natale que se tournent mes pensées.

 

 

InterCVL à Murcia : parcours scolaire et construction de l’identité

En janvier dernier, Lilou et Emilio, élèves de 1e représentants de notre CVL, accompagnés du CPE M. Jourdan, se sont rendus à Murcia (Espagne) pour l’interCVL. Voici le récit de cette expérience par Lilou.

A ne pas manquer à la fin de cet article : la lecture d’une très belle fable inventée et écrite à l’issue de leur réflexion.

Le CVL, l’interCVL

L’InterCVL est une réunion regroupant au moins une fois par an des représentants des CVL (Conseil de Vie Lycéenne) de lycées français à l’étranger : c’est un projet entièrement conçu par la Mission Laïque Française (MLF), qui a pour but d’améliorer la vie au sein de chaque établissement de son réseau.

Pour ce faire, chaque InterCVL a un thème sur lequel les représentants de chaque lycée travaillent et échangent, pour ensuite émettre auprès de leur établissement des suggestions d’amélioration sur ce thème.

Si la problématique de l’an dernier portait sur l’orientation, celle de cette année repose sur la contribution du parcours scolaire dans la construction de l’identité d’un individu.

Carnet de bord
Lundi 21 janvier

Nous avons été accueillis dans nos familles d’accueil, avec qui nous nous sommes très bien entendus et dont nous gardons un très bon souvenir.

Mardi 22 janvier

Nous avons été accueillis par le proviseur du lycée de Murcia (les travaux s’effectuaient au sein du CDI du lycée), M. Arrazat ; les autres organisateurs se sont ensuite présentés, puis c’était au tour des élèves représentants.

Nous avons ensuite travaillé sur la définition de « parcours scolaire » et d’« identité », afin de pouvoir, le lendemain, travailler en profondeur la problématique posée.

Mercredi 23 janvier

Nous avons passé la matinée à élaborer et réaliser un « forum ouvert » : en partant de la problématique posée, il nous était demandé de tirer des « sous-problématiques » pouvant aider à répondre à la première ; chaque élève ayant proposé une « sous-problématique », appelé « chef de projet », devait ensuite échanger avec qui le voulait sur son thème. Ceux qui restaient sur un seul thème et donc avec un seul chef de projet étaient appelés les abeilles ; ceux qui au contraire allaient voir toutes les problématiques et chefs de projets dans le but d’échanger sur le plus de thèmes possibles étaient appelés les papillons. À la fin du forum ouvert, chaque chef de projet devait ensuite élaborer, avec un petit groupe d’autres élèves volontaires, une synthèse des points soulevés lors des échanges sur son thème.

Voici les 5 « sous-problématiques » :

  • Dans quelle mesure mes résultats scolaires reflètent mon identité ?
  • Mon parcours scolaire contribue à construire mon identité, mais la réciproque est-elle vraie ?
  • En quoi les relations que nous avons au fur et à mesure de notre parcours scolaire influencent-elles notre identité ?
  • En quoi notre parcours scolaire influence-t-il notre idéologie politique et/ou religieuse ?
  • Comment les chemins de notre scolarité forgent-ils notre esprit critique ?

Nous avons ensuite effectué un travail de restitution de cette matinée.

L’après-midi était consacré à la visite de la ville.

Jeudi 24 janvier

Nous avons choisi de faire des travaux de restitutions de tout cet InterCVL des travaux originaux : à travers des saynètes de théâtre, des caricatures ou encore des fables.

Notre production : une fable sur les religions et les croyances

Nous avons décidé de travailler sur la fable, étant le projet qui nous semblait le plus intéressant à élaborer. Le thème que nous avons abordé, après en avoir longuement discuté, la question des religions et des croyances dans une école laïque.

Dans notre fable, chaque animal représente une religion, et l’arbre l’établissement scolaire. En voici une lecture à plusieurs voix, enregistrée à l’aéroport !

Soulevons-nous !

L’année de 3e marque la fin du cycle 4  ; c’est une étape importante où tout ce que les collégiens ont appris dans les domaines culturel et linguistique est mis en œuvre pour exprimer leurs propres opinions.

L’argumentation occupe en effet une large place du programme de français. C’est à cette occasion que les deux classes de 3e étudient la fameuse fable satirique d’Orwell : La ferme des animaux. Au premier abord, il s’agit de la curieuse histoire d’animaux qui se rebellent contre leur fermier pour imposer un nouvel ordre. Au premier abord seulement ; l’œuvre, qui date de 1945, est en fait une transposition de l’Histoire de l’URSS au début du XXe siècle. Le fermier ? Le tsar. Le cochon Sage l’Ancien ? Vraisemblablement Lénine. Le cheval bourreau de travail ? Stakhanov…

Modèle d’habileté argumentative, le discours initial du cochon Sage l’Ancien est un vibrant appel à la révolte pour la liberté des animaux. Ce sont des extraits que les élèves de 3e blanc ont interprétés en classe, en travaillant l’expressivité orale.

N.B. : Si les élèves sont déguisés (et pas en cochons en l’occurrence), c’est parce que cette séance a eu lieu le jour du carnaval de l’école !

Voici ce qu’écrit Orwell dans sa Lettre à Dwight Macdonald, le 5 décembre 1946 :

Bien sûr, j’ai conçu ce livre en premier lieu comme une satire de la révolution russe. Mais, dans mon esprit, il y avait une application plus large dans la mesure où je voulais montrer que cette sorte de révolution (une révolution violente menée comme une conspiration par des gens qui n’ont pas conscience d’être affamés de pouvoir) ne peut conduire qu’à un changement de maîtres.

Car hélas oui, la révolte insufflée par le discours initial de Sage l’Ancien n’aura pas le résultat escompté ; les cochons, menés par le terrible Napoléon (Staline), reprendront la place du fermier pour exploiter les animaux…

 

Les élections européennes 2019 : pour une démocratie active

Elles approchent à grand pas : les élections européennes auront lieu le dimanche 26 mai prochain. Notre école, française en Italie, place de fait les élèves au cœur de la citoyenneté européenne. Si peu de nos élèves sont déjà majeurs, ils le deviendront vite et seront amenés à voter.

C’est dans cette perspective que les professeurs de 1e et Tle ES, Mme Germain en SES et M. Silvestri en Histoire et Géographie, ont organisé le projet « Les élections européennes 2019 : pour une démocratie active » en collaboration avec le prestigieux IUE : l’Institut Universitaire Européen qui siège en Toscane, à Fiesole.

Premier volet : un cours sur l’Union Européenne

Le lundi 14 janvier dernier, une assistante travaillant à l’IUE s’est déplacée au lycée pour rencontrer nos élèves. Au programme, un cours plutôt classique sur l’histoire, les institutions, les figures d’hier et d’aujourd’hui qui ont participé à l’intégration européenne.

Second volet : tous à Fiesole, à l’Institut de l’Union Européenne !

La seconde rencontre a donc eu lieu à la Villa Salviati le lundi 28 février. Il s’agissait, après ce premier volet, de faire découvrir concrètement et pratiquement aux élèves les enjeux de l’organisation de l’Union Européenne.

Rencontre avec M. Denanot

Dans un premier temps, les élèves ont rencontré un ex-parlementaire européen , M. Jean-Paul Denanot. Cet enseignant en physique chimie de formation s’engage en politique et se voit confier divers mandats : maire, puis directeur du conseil régional du Limousin, il devient député européen de 2008 à 2009.
Il a présenté à nos élèves le Parlement européen, son fonctionnement, ses objectifs et le rapport avec les autres pôles de gouvernance de l’union.

M. Denanot a su ainsi évoquer un mandat européen dans son quotidien, dans ses enjeux concrets, en racontant son expérience les secteurs agricole, migratoire, environnemental….

Groupes de réflexion : comme au Parlement

Les élèves ont été ensuite répartis en trois groupes de travail pour réfléchir à des thématiques européennes spécifiques afin de faire des propositions concrètes et d’en discuter en séance plénière. A savoir : prendre le micro, faire un exposé clair et concis, et échanger ensuite… comme un élu !

En voici la substance :

  • L’éducation dans l’Union Européenne

Enjeu : quelle éducation commune en Europe ?

Constat : pour le moment, il existe surtout des accords bilatéraux – comme d’ailleurs l’ESABAC tel que nous l’enseignons au lycée.

Perspective : l’idée serait de proposer des écoles où tous les diplômes auraient la même valeur dans tous les états membres.

  • Le développement durable dans l’Union Européenne

Enjeu : comment parvenir à la réduction d’émission de CO2 en Europe ?

Constat : l’Europe a pour le moment plusieurs voix émanant des différentes nations, mais la volonté de tenir un cap commun est présente.

Perspective : contre toute attente, l’Europe peut bénéficier de la collaboration future de la Chine qui a atteint un point de non retour et veut devenir le leader du développement durable. Car ce n’est pas du côté des États-Unis que se conjugueront les efforts en matière d’environnement…

  • Les instances représentatives de l’Union Européenne

Enjeu : comment augmenter la représentativité des instances européennes ?

Constat : le parlement n’a à ce jour pas assez de pouvoir ; ses députés sont issus de listes des partis politiques nationaux qui n’ont pas d’équivalence exacte avec les « partis politiques » du parlement.  Quant à la commission européenne, ses membres sont nommés par les gouvernements et non élus par les peuples.

Perspective : il faudrait développer cette représentativité des instances européennes, par exemple en faisant élire les représentants directement par les peuples.

La visite des archives historiques de l’UE.

Une stagiaire archiviste a présenté son travail en expliquant l’importance physique de ces archives sur … plusieurs kilomètres ! Elle a notamment évoqué – et avec passion – les enjeux de son travail :

  • la classification et la différenciation des supports ;
  • les problèmes liés à la conservation, en particulier du papier. Les élèves ont ainsi pu se référer à des notions vues… en cours de physique chimie !
  • la sélection délicate des informations à conserver, des images, des discours écrits et oraux ;
  • l’impact du numérique : les temps de l’archivage  sont bien plus longs que la durée de vie des logiciels de numérisation …

Quand Cyrano prend la plume…

 

Qui ne connaît pas Cyrano ?

Un clown au grand nez, un bretteur redouté, un ami fidèle, un héros au grand cœur, et surtout un amoureux transi de sa cousine la belle Roxane…

Le dramaturge Edmond Rostand crée ainsi sa pièce Cyrano de Bergerac à partir d’un obscur philosophe libertin du XVIIe siècle un personnage mythique du théâtre français.  Nous sommes en 1898, les drames de cape et d’épée sont passés de mode depuis longtemps, et pourtant sa création est un triomphe et son succès populaire depuis ne s’est pas démenti.

L’intrigue en deux mots : Cyrano et Christian sont tous deux épris de Roxane. Christian est beau mais n’a pas d’esprit ; Cyrano est laid mais manie le verbe comme personne. Ils conviennent d’un pacte : Cyrano écrira les lettres d’amour à Roxane et Christian se fera passer pour l’auteur. « Généreuse imposture », le pacte repose sur le sacrifice généreux de Cyrano : son « grand diable de nez » lui « interdit le rêve d’être aimé, même par une laide »…

Les élèves de 1e ont eu la rude tâche de prendre la plume au nom de Cyrano : écrire la première lettre de déclaration que Christian adresse à Roxane. Lilou s’y est essayée : jugez plutôt…

Il est de ces yeux qui captivent le regard,
Il est de ces bouches qui n’appellent qu’au baiser,
Il est de ces voix qui nous font veiller tard,
Il existe un sourire pour s’y oublier.

Ô mon Dieu !  Je n’ai plus aucune certitude,
Oui, les mots me manquent, ma chère, pour vous dire
Le ravissement de mon cœur, sa plénitude,
Lorsque je vous vois, et vous chante, et vous désire.

Car vous êtes de celles-là, que l’on admire,
Que l’on côtoie, troublé, sans jamais l’approcher,
Rongé par l’angoisse de se voir éconduire,
Dont on rêve pourtant de cueillir la beauté.

Je voudrais être prince, être roi, être Dieu,
Votre rêve, votre amant, votre époux. En somme
Autre chose que moi, être moi mais en mieux,
Être digne de vous, l’élu parmi les hommes.

Qui suis-je, moi, pour mériter votre regard ?
Vous qui faites pâlir les plus belles étoiles,
Et dont la grâce dépasse toute œuvre d’art ;
Devant laquelle même le soleil se voile.

J’ai combattu au service des plus grands rois,
Ma lame est redoutée ici et au-delà,
J’ai fait couler le sang des dizaines de fois,
Et pourtant je frémis à chacun de vos pas.

Alors me voilà très chère, nu devant vous,
L’échine courbée, l’air penaud, le cœur battant,
Je me livre, je me rends, je vous avoue tout :
Oui, mon cœur pour vous se consume lentement.

Non, je n’attends rien et pourtant j’espère tout,
L’indulgence, la clémence, et pourquoi pas
De la folie, de l’espoir, le début d’un nous…
Vous êtes mon tout, l’unique, vous êtes LA.

Cyrano  Christian

 

 

 

« Mon oncle », Jacques Tati – présentation publique

La satire, cinéma français / cinéma italien, second volet !

Le 16 janvier dernier, les élèves de 3e blanc avaient à nouveau rendez-vous au cinéma La Compagnia : grâce aux Lanterne Magiche, une projection du film « Mon oncle » était organisée, dans le cadre d’un projet de comparaison de la satire dans le cinéma italien et dans le cinéma français.

Les élèves de 3e se retrouvaient dans la belle salle du cinéma avec une classe de l’Institut Calamandrei, une autre du lycée Pascoli, et également tous les élèves de CM1 du lycée Victor Hugo.

C’est devant ce public que certains élèves de 3e blanc ont présenté de brèves séquences du film. En cours de français en effet, cette classe s’était préparée à la projection :

  • le contexte des 30 Glorieuses a été envisagé avec l’étude de la chanson « La complainte du progrès » de Boris Vian ;
  • une élève, Maya, a proposé à la classe un exposé sur le réalisateur, Jacques Tati ;
  • tous les élèves ont étudié le langage cinématographique et ses composantes, puis ils ont appliqué ces outils à des extraits choisis du film « Mon Oncle », en les visionnant sur des tablettes. L’enjeu était de montrer comment la séquence proposait une satire de la société de consommation.

Le jour J, certains groupes ont présenté leur analyse de séquence sur la scène de la Compagnia, avec le défi de ne pas lire un texte déjà écrit mais bien d’improviser en s’adressant à l’auditoire : un défi relevé ! En voici la preuve, grâce à ces extraits vidéo fournis par Mme Bourdon, qui accompagnait les élèves à cette sortie.

La maison de Hulot, par Marco et Samuele :

Hulot chez les Harpel, par Annalisa et Maya :