Tous les articles par Véronique Bouteille

Soulevons-nous !

L’année de 3e marque la fin du cycle 4  ; c’est une étape importante où tout ce que les collégiens ont appris dans les domaines culturel et linguistique est mis en œuvre pour exprimer leurs propres opinions.

L’argumentation occupe en effet une large place du programme de français. C’est à cette occasion que les deux classes de 3e étudient la fameuse fable satirique d’Orwell : La ferme des animaux. Au premier abord, il s’agit de la curieuse histoire d’animaux qui se rebellent contre leur fermier pour imposer un nouvel ordre. Au premier abord seulement ; l’œuvre, qui date de 1945, est en fait une transposition de l’Histoire de l’URSS au début du XXe siècle. Le fermier ? Le tsar. Le cochon Sage l’Ancien ? Vraisemblablement Lénine. Le cheval bourreau de travail ? Stakhanov…

Modèle d’habileté argumentative, le discours initial du cochon Sage l’Ancien est un vibrant appel à la révolte pour la liberté des animaux. Ce sont des extraits que les élèves de 3e blanc ont interprétés en classe, en travaillant l’expressivité orale.

N.B. : Si les élèves sont déguisés (et pas en cochons en l’occurrence), c’est parce que cette séance a eu lieu le jour du carnaval de l’école !

Voici ce qu’écrit Orwell dans sa Lettre à Dwight Macdonald, le 5 décembre 1946 :

Bien sûr, j’ai conçu ce livre en premier lieu comme une satire de la révolution russe. Mais, dans mon esprit, il y avait une application plus large dans la mesure où je voulais montrer que cette sorte de révolution (une révolution violente menée comme une conspiration par des gens qui n’ont pas conscience d’être affamés de pouvoir) ne peut conduire qu’à un changement de maîtres.

Car hélas oui, la révolte insufflée par le discours initial de Sage l’Ancien n’aura pas le résultat escompté ; les cochons, menés par le terrible Napoléon (Staline), reprendront la place du fermier pour exploiter les animaux…

 

Les élections européennes 2019 : pour une démocratie active

Elles approchent à grand pas : les élections européennes auront lieu le dimanche 26 mai prochain. Notre école, française en Italie, place de fait les élèves au cœur de la citoyenneté européenne. Si peu de nos élèves sont déjà majeurs, ils le deviendront vite et seront amenés à voter.

C’est dans cette perspective que les professeurs de 1e et Tle ES, Mme Germain en SES et M. Silvestri en Histoire et Géographie, ont organisé le projet « Les élections européennes 2019 : pour une démocratie active » en collaboration avec le prestigieux IUE : l’Institut Universitaire Européen qui siège en Toscane, à Fiesole.

Premier volet : un cours sur l’Union Européenne

Le lundi 14 janvier dernier, une assistante travaillant à l’IUE s’est déplacée au lycée pour rencontrer nos élèves. Au programme, un cours plutôt classique sur l’histoire, les institutions, les figures d’hier et d’aujourd’hui qui ont participé à l’intégration européenne.

Second volet : tous à Fiesole, à l’Institut de l’Union Européenne !

La seconde rencontre a donc eu lieu à la Villa Salviati le lundi 28 février. Il s’agissait, après ce premier volet, de faire découvrir concrètement et pratiquement aux élèves les enjeux de l’organisation de l’Union Européenne.

Rencontre avec M. Denanot

Dans un premier temps, les élèves ont rencontré un ex-parlementaire européen , M. Jean-Paul Denanot. Cet enseignant en physique chimie de formation s’engage en politique et se voit confier divers mandats : maire, puis directeur du conseil régional du Limousin, il devient député européen de 2008 à 2009.
Il a présenté à nos élèves le Parlement européen, son fonctionnement, ses objectifs et le rapport avec les autres pôles de gouvernance de l’union.

M. Denanot a su ainsi évoquer un mandat européen dans son quotidien, dans ses enjeux concrets, en racontant son expérience les secteurs agricole, migratoire, environnemental….

Groupes de réflexion : comme au Parlement

Les élèves ont été ensuite répartis en trois groupes de travail pour réfléchir à des thématiques européennes spécifiques afin de faire des propositions concrètes et d’en discuter en séance plénière. A savoir : prendre le micro, faire un exposé clair et concis, et échanger ensuite… comme un élu !

En voici la substance :

  • L’éducation dans l’Union Européenne

Enjeu : quelle éducation commune en Europe ?

Constat : pour le moment, il existe surtout des accords bilatéraux – comme d’ailleurs l’ESABAC tel que nous l’enseignons au lycée.

Perspective : l’idée serait de proposer des écoles où tous les diplômes auraient la même valeur dans tous les états membres.

  • Le développement durable dans l’Union Européenne

Enjeu : comment parvenir à la réduction d’émission de CO2 en Europe ?

Constat : l’Europe a pour le moment plusieurs voix émanant des différentes nations, mais la volonté de tenir un cap commun est présente.

Perspective : contre toute attente, l’Europe peut bénéficier de la collaboration future de la Chine qui a atteint un point de non retour et veut devenir le leader du développement durable. Car ce n’est pas du côté des États-Unis que se conjugueront les efforts en matière d’environnement…

  • Les instances représentatives de l’Union Européenne

Enjeu : comment augmenter la représentativité des instances européennes ?

Constat : le parlement n’a à ce jour pas assez de pouvoir ; ses députés sont issus de listes des partis politiques nationaux qui n’ont pas d’équivalence exacte avec les « partis politiques » du parlement.  Quant à la commission européenne, ses membres sont nommés par les gouvernements et non élus par les peuples.

Perspective : il faudrait développer cette représentativité des instances européennes, par exemple en faisant élire les représentants directement par les peuples.

La visite des archives historiques de l’UE.

Une stagiaire archiviste a présenté son travail en expliquant l’importance physique de ces archives sur … plusieurs kilomètres ! Elle a notamment évoqué – et avec passion – les enjeux de son travail :

  • la classification et la différenciation des supports ;
  • les problèmes liés à la conservation, en particulier du papier. Les élèves ont ainsi pu se référer à des notions vues… en cours de physique chimie !
  • la sélection délicate des informations à conserver, des images, des discours écrits et oraux ;
  • l’impact du numérique : les temps de l’archivage  sont bien plus longs que la durée de vie des logiciels de numérisation …

Engagez-vous

Nouveau défi soumis par Mme Grech aux artistes en herbe des classes de 3e : réaliser une œuvre engagée.

Qu’est-ce qu’une œuvre engagée ?

Un artiste est dit « engagé » quand il met sa production artistique au service d’une cause :  faire adhérer le public à ses opinions grâce à l’une de ses œuvres. Quoi de mieux, en effet, que la force émotionnelle de l’art pour défendre ses idées ?

Un exemple, le terrifiant « Guernica »(1937) de Picasso, dénonçant et révélant la cruauté de la guerre d’Espagne :

 

Un autre exemple, plus récent, d’œuvre dénonçant les inégalités économiques dans le monde actuel – un sommet du street art signé EZK :

S’engager pour quoi ? Contre quoi ?

Les élèves étaient libres de choisir le « travers de la société » qu’ils voulaient – leur choix démontre ici qu’ils sont pleinement conscients, en tant que jeunes citoyens, des grands combats de notre époque.

La cause environnementale est souvent à l’honneur :

 

De même que notre société de consommation, saturée par les marques :

  • Voici quelques réalisations des 3e blanc :
  • Et celles des 3e rouge :

La BCD ouvre ses portes !

Un événement pour le lycée Victor Hugo, et qui fait l’objet de la nouvelle émission de la webradio.

La BCD, qu’est-ce que c’est ?

Cet acronyme signifie : Bibliothèque Centre de Documentation. Elle est ouverte à tous les élèves de primaire.

La BCD, c’est donc d’abord une bibliothèque : un endroit où les enfants peuvent lire et emprunter des livres – selon leur âge, leurs goûts, et en trois langues : français, italien et anglais !

C’est plus qu’une bibliothèque : un espace de découverte et d’exposition où il est possible de passer du temps à la pause méridienne, de faire certaines activités de classe avec son professeur et surtout de bénéficier d’un accompagnement dans la pratique de la lecture, grâce à la présence de la professeure documentaliste Mme Cutanda.

Découvrir la BCD : sommaire de l’émission 

L’équipe de la webradio vous propose plusieurs approches, avec le concours des élèves de CE2 et de leur professeure Mme Chabanet  :

  • une chronique de Ginevra (4e) qui n’a pas hésité, avec Isabella (4e) à apporter son aide à Mme Cutanda pour ranger le fonds documentaire dans les nouveaux espaces ;
  • une interview de Mme Cutanda par Adrien et Bianca de CE2 ;
  • des impressions de lecture des CE2 sur le dernier livre (de circonstance) étudié en classe : Le grand amour du bibliothécaire d’Evelyne Brisou-Pellen
  • les livres préférés de certains élèves de CE2.

Bonne écoute !

 

Quand Cyrano prend la plume…

 

Qui ne connaît pas Cyrano ?

Un clown au grand nez, un bretteur redouté, un ami fidèle, un héros au grand cœur, et surtout un amoureux transi de sa cousine la belle Roxane…

Le dramaturge Edmond Rostand crée ainsi sa pièce Cyrano de Bergerac à partir d’un obscur philosophe libertin du XVIIe siècle un personnage mythique du théâtre français.  Nous sommes en 1898, les drames de cape et d’épée sont passés de mode depuis longtemps, et pourtant sa création est un triomphe et son succès populaire depuis ne s’est pas démenti.

L’intrigue en deux mots : Cyrano et Christian sont tous deux épris de Roxane. Christian est beau mais n’a pas d’esprit ; Cyrano est laid mais manie le verbe comme personne. Ils conviennent d’un pacte : Cyrano écrira les lettres d’amour à Roxane et Christian se fera passer pour l’auteur. « Généreuse imposture », le pacte repose sur le sacrifice généreux de Cyrano : son « grand diable de nez » lui « interdit le rêve d’être aimé, même par une laide »…

Les élèves de 1e ont eu la rude tâche de prendre la plume au nom de Cyrano : écrire la première lettre de déclaration que Christian adresse à Roxane. Lilou s’y est essayée : jugez plutôt…

Il est de ces yeux qui captivent le regard,
Il est de ces bouches qui n’appellent qu’au baiser,
Il est de ces voix qui nous font veiller tard,
Il existe un sourire pour s’y oublier.

Ô mon Dieu !  Je n’ai plus aucune certitude,
Oui, les mots me manquent, ma chère, pour vous dire
Le ravissement de mon cœur, sa plénitude,
Lorsque je vous vois, et vous chante, et vous désire.

Car vous êtes de celles-là, que l’on admire,
Que l’on côtoie, troublé, sans jamais l’approcher,
Rongé par l’angoisse de se voir éconduire,
Dont on rêve pourtant de cueillir la beauté.

Je voudrais être prince, être roi, être Dieu,
Votre rêve, votre amant, votre époux. En somme
Autre chose que moi, être moi mais en mieux,
Être digne de vous, l’élu parmi les hommes.

Qui suis-je, moi, pour mériter votre regard ?
Vous qui faites pâlir les plus belles étoiles,
Et dont la grâce dépasse toute œuvre d’art ;
Devant laquelle même le soleil se voile.

J’ai combattu au service des plus grands rois,
Ma lame est redoutée ici et au-delà,
J’ai fait couler le sang des dizaines de fois,
Et pourtant je frémis à chacun de vos pas.

Alors me voilà très chère, nu devant vous,
L’échine courbée, l’air penaud, le cœur battant,
Je me livre, je me rends, je vous avoue tout :
Oui, mon cœur pour vous se consume lentement.

Non, je n’attends rien et pourtant j’espère tout,
L’indulgence, la clémence, et pourquoi pas
De la folie, de l’espoir, le début d’un nous…
Vous êtes mon tout, l’unique, vous êtes LA.

Cyrano  Christian

 

 

 

Voyage aux débuts de la photographie – chez les frères Alinari

On le sait, Florence est le berceau de la langue italienne, baptisée justement la langue de Dante. Mais ce que l’on sait moins, c’est que Florence est aussi la ville où fut fondée la première firme photographique au monde !

Il faut remonter en 1852, quand les frères Alinari : Leopoldo, Giuseppe et Romualdo  ouvrirent leur atelier photographique. Leurs services à l’époque : les portraits, mais aussi et surtout les photographies de monuments historiques et d’œuvres d’art – ce qui à Florence ne manque pas.

Les élèves de Terminale étudiant l’italien en langue vivante avec Mme Marchi,  ont eu la chance de découvrir et visiter leurs archives constituées en musée de la photographie. Un vaste panorama des techniques de photographie en constante évolution, du daguerréotype à la collotypie (techniques importées de la France) – et jusqu’à la pointe de la technologie actuelle, puisque cette société est toujours active aujourd’hui, et a su s’adapter à l’ère du numérique. Un modèle de réussite, mêlant entreprenariat, artisanat, art, tradition et innovation !

 

 

 

 

« Mon oncle », Jacques Tati – présentation publique

La satire, cinéma français / cinéma italien, second volet !

Le 16 janvier dernier, les élèves de 3e blanc avaient à nouveau rendez-vous au cinéma La Compagnia : grâce aux Lanterne Magiche, une projection du film « Mon oncle » était organisée, dans le cadre d’un projet de comparaison de la satire dans le cinéma italien et dans le cinéma français.

Les élèves de 3e se retrouvaient dans la belle salle du cinéma avec une classe de l’Institut Calamandrei, une autre du lycée Pascoli, et également tous les élèves de CM1 du lycée Victor Hugo.

C’est devant ce public que certains élèves de 3e blanc ont présenté de brèves séquences du film. En cours de français en effet, cette classe s’était préparée à la projection :

  • le contexte des 30 Glorieuses a été envisagé avec l’étude de la chanson « La complainte du progrès » de Boris Vian ;
  • une élève, Maya, a proposé à la classe un exposé sur le réalisateur, Jacques Tati ;
  • tous les élèves ont étudié le langage cinématographique et ses composantes, puis ils ont appliqué ces outils à des extraits choisis du film « Mon Oncle », en les visionnant sur des tablettes. L’enjeu était de montrer comment la séquence proposait une satire de la société de consommation.

Le jour J, certains groupes ont présenté leur analyse de séquence sur la scène de la Compagnia, avec le défi de ne pas lire un texte déjà écrit mais bien d’improviser en s’adressant à l’auditoire : un défi relevé ! En voici la preuve, grâce à ces extraits vidéo fournis par Mme Bourdon, qui accompagnait les élèves à cette sortie.

La maison de Hulot, par Marco et Samuele :

Hulot chez les Harpel, par Annalisa et Maya :

#CAMPIONIdiVITA, rencontre avec des athlètes d’exception

Webradio, nouvelle émission !

Pour ce numéro, l’équipe de la webradio s’est rendue à un événement exceptionnel le 14 novembre dernier : « Campioni di vita » / « Champions de vie », dans le prestigieux Palazzo Vecchio (salone del cinquecento). Il s’agissait pour des élèves de plusieurs écoles de rencontrer des athlètes de haut niveau et de renommée mondiale, en dépit de leur handicap ; un moment fort où les valeurs du sport se déploient chez des personnalités brillantes de courage et de ténacité.

Nos reporters en herbe ont pu interviewer les athlètes, et ce sont ces pépites qu’ils proposent à l’écoute, en italien puis en français.

« Miseria e nobiltà », débat après la projection

La satire, cinéma italien / cinéma français, premier volet !

Dans le cadre de ce projet, les élèves de 3e se sont rendus au cinéma La Compagnia, pour assister à la projection de « Miseria e Nobiltà », film de Mario Mattoli avec dans le rôle principal : Toto’.

Cette projection a été organisée par Le Lanterne Magiche, qui a animé un débat avec les élèves après le visionnage du film.

Mme Salvadori et Mme Fedeli, des Lanterne Magiche, ont ainsi conversé avec nos élèves, ainsi qu’avec ceux du lycée Pascoli, et de l’Institut Calamandrei, à propos du film et du cinéma en général.

En voici quelques extraits à l’écoute :

  • La satire dans « Miseria e nobiltà » : son efficacité comique, son fonctionnement, ses thématiques.
  • Le travail effectué en classe par les 3e du lycée Victor Hugo, en préparation de la projection, avec leurs professeures Mme Marchi et Mme Corfone.
  • L’éducation à l’image cinématographique : de quoi s’agit-il ? Pourquoi est-ce incontournable aujourd’hui ?

Le second volet du projet aura lieu le 16 janvier prochain : satire à la française, avec « Mon Oncle » de J. Tati.

Les Terminale à Prague

Webradio : troisième émission.

Un programme très riche pour finir en beauté l’année 2018 : l’équipe de la webradio vous propose un reportage sur le voyage effectué par les élèves de Terminale à Prague.

Pourquoi Prague ? Pour découvrir une grande ville européenne de culture : les élèves avaient un programme chargé de visites et de sorties sur ces quelques jours.  De quoi unir  l’utile à l’agréable en cette année du baccalauréat : des enjeux pédagogiques aussi bien scientifiques (avec Mme Romatet, enseignante de physiques chimie) que littéraires et historiques (avec Mme Marchi, enseignante de littérature italienne), et bien sûr, une occasion unique de vivre de bons moments, au terme des années lycée, juste avant de se séparer pour affronter les études supérieures.

L’émission vous fera découvrir, en italien et en français  :

  • les attentes des participants avant le voyage ;
  • une interview d’une participante, George ;
  • les avis au retour du voyage, les visites marquantes, les belles découvertes.

Bonne écoute !